« Impressionnant de maturité », Yannick Pandor sous le charme de Robin Risser

S’il fait aujourd’hui les beaux jours de l’Amiens SC, étant le dernier rempart de la meilleure défense de Ligue 3, Yannick Pandor n’en reste pas moins lié au RC Lens, club avec lequel il a terminé sa formation. À défaut d’avoir joué en équipe première avec les Sang et Or, l’international comorien a vécu de l’intérieur son retour au premier plan. Heureux pour ses anciens partenaires, le gardien de 25 ans ne tarit pas d’éloges au sujet de Robin Risser, l’actuel gardien lensois.
Le RC Lens, une page naturellement tournée
Natif de Marseille, passé par le centre de formation de l’OM, Yannick Pandor a dû s’exiler pour obtenir son tout premier contrat professionnel à l’été 2022, avec le RC Lens. Barré par une concurrence XXL, évoluant dans l’ombre de Brice Samba et Hervé Koffi, l’actuel gardien de l’Amiens SC est allé chercher du temps de jeu à Boulogne-sur-Mer puis en Belgique, sous la tunique des Francs Borains, avant d’atterrir de manière définitive en Picardie en juin dernier.
Et s’il n’a finalement jamais eu sa chance à Lens, Yannick Pandor n’éprouve aucun remords lorsqu’il s’agit d’évoquer son aventure lensoise : « C’est un club que j’aime, qui m’a beaucoup donné et apporté, c’est encore ma famille. Je continue à regarder les matchs. Je suis de tout cœur avec eux dans chaque compétition, que ce soit la Ligue 1 ou la Ligue des champions. Même si l’effectif a changé, j’ai encore des contacts avec des joueurs, il y a certaines têtes que je connais parfaitement. Je suis très content pour eux et je leur souhaite d’aller le plus loin possible. »
Y compris en Ligue des champions, une compétition « que l’on veut vivre en tant que footballeur » et que Yannick Pandor aurait pu connaître – potentiellement dans le rôle de numéro 3 dévolu à un certain Régis Gurtner – s’il était resté au RC Lens cette saison. « J’ai envie de connaître cette compétition un jour dans ma vie, mais j’ai aussi envie de pouvoir me dire que je l’ai mérité, clame l’international comorien. Là, c’est leur saison, je n’étais pas là, c’est eux qui ont produit tout ça, ils ont mérité d’y aller.
Robin Risser, une évidence

« De mon côté, il y avait du détachement au fur et à mesure de mon parcours avec Lens, poursuit Pandor. Je me suis dit qu’il fallait éclore de mon côté, que je ne pouvais pas vivre derrière tout le monde. Je n’allais pas faire carrière comme ça. » D’autant plus que ses chances de s’imposer avec son club formateur se sont réduites à néant lors du recrutement de Robin Risser, de quatre ans son cadet, élu meilleur gardien de Ligue 1 la saison dernière avant d’être retenu par Didier Deschamps pour jouer la Coupe du monde.
J’avais des questionnements, parce que Lens est un très gros club, référencé, avec beaucoup de supporters et donc des attentes.
Yannick Pandor au sujet de Robin Risser.
« Quand j’ai su qu’il arrivait à Lens, j’avais eu écho de toutes ses qualités. Maintenant, j’avais un peu peur pour lui, parce qu’il n’avait jamais été numéro 1 à Strasbourg. Il venait de Ligue 2, où il n’avait pas joué toute la saison et il avait lutté pour le maintien avec le Red Star, se remémore Pandor. J’avais des questionnements, parce que Lens est un très gros club, référencé, avec beaucoup de supporters et donc des attentes. Finalement, j’ai été agréablement surpris de sa première saison. Il a été le meilleur gardien de Ligue 1, même si je n’oublie pas mon ami Hervé Koffi (à Angers, NDLR). »
Et au-delà même de ses qualités de gardien, Robin Risser a surtout été « impressionnant de maturité » aux yeux de Yannick Pandor. « Franchement, ça m’a tapé dans l’œil et même à 25 ans, je m’inspire de ce genre de profil, de cas, parce que c’est top ce qu’il a fait pour sa première saison dans un grand club. De par ses arrêts, sa prestance et sa sérénité, il a vraiment fait une saison exceptionnelle. » Et même s’il évolue à un niveau de compétition moins élevé, Yannick Pandor suit la même voie pour ses débuts avec l’Amiens SC.
Romain PECHON
