À l’occasion de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match, c’était Victor Delins qui accompagnait son entraîneur Alain Pochat. Le gardien amiénois s’est exprimé sur le déplacement à Abbeville dans le cadre du cinquième tour de Coupe de France ainsi que son statut de doublure de Yannick Pandor.
Prêt à poursuivre l’intérim
D’habitude, le numéro deux joue la Coupe de France. Depuis quinze jours, vous êtes le numéro un et, pour autant, vous serez demain le gardien face à Abbeville. C’est une bonne chose ?
Oui, c’est bien. Après, numéro un depuis que Yannick (Pandor) est parti en sélection… La hiérarchie est claire depuis le départ et je suis content d’avoir pu jouer ces deux matchs. Dans la hiérarchie, je reste numéro deux. Tout se passe bien. À moi de jouer la Coupe de France et de continuer comme ça.
Même si vous aviez joué en réserve, prendre du rythme et des repères avec l’équipe première en compétition officielle, c’est un atout majeur avant de lancer l’aventure en Coupe de France ?
Oui, bien sûr, ça change aussi. On avait pris l’habitude de jouer ensemble pendant la préparation. Après, il s’était passé un moment où j’avais moins joué avec eux. C’est clair que les automatismes reviennent assez vite et ça fait plaisir de retrouver le rythme avec cette équipe.
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Quand la saison démarre, vous savez que vous êtes numéro deux. La Coupe de France, c’est souvent l’occasion d’avoir beaucoup de temps de jeu. Avez-vous l’occasion de pouvoir pimenter un peu votre saison d’un point de vue personnel grâce à cette compétition ?
Oui, c’est sûr. C’est vrai qu’on avait eu cette discussion aussi avec le coach. C’est clair que dans cette position de doublure, la Coupe de France, c’est toujours un bon moyen de se montrer, de rester concerné, d’avoir des matchs officiels avec le groupe et de prouver qu’on est là, présent, en montrant ce qu’on sait faire. C’est une compétition que j’affectionne tout particulièrement et où j’ai envie de performer.
Gérer la concentration lors des matchs dominés
C’est toujours un peu le même problème, notamment pour le gardien de but d’une équipe ultra-favorite : n’avoir peut-être pas grand-chose à faire. C’est difficile pour un gardien, ce type de match ?
Oui, c’est particulier et difficile. Tous les matchs sont difficiles. C’est particulier parce qu’on sait qu’on n’aura peut-être pas beaucoup d’occasions de toucher le ballon. Il faut donc rester concerné et concentré pendant toute la rencontre. C’est vrai que c’est compliqué pour un gardien de rester concentré lorsqu’on est loin des actions et du ballon… Ça passe par de la communication pour rester le plus concentré et le plus dans le match possible. Mais on sait faire à force, il n’y a pas de problème là-dessus.
Comment faites-vous justement quand tout se passe dans le camp adverse ? Parfois, on s’échappe un peu ?
Non, on ne s’échappe pas, il faut rester concerné. J’aime bien utiliser beaucoup la communication, continuer à parler même s’ils sont loin et qu’ils ne m’entendent pas. Moi, ça me permet de passer les messages et de rester concentré dans le match. J’utilise beaucoup ce levier dans des matchs comme ça.
Le but, c’est de rester sur la dynamique du championnat, qu’il n’y ait pas de cassures au niveau des résultats, mais aussi dans l’état d’esprit et le rythme ?
Oui, clairement. On change de compétition, mais le but reste le même : gagner, performer et prendre le plus de plaisir possible. C’est-à-dire marquer des buts, ne pas en encaisser et continuer à gagner.
Pas de formalité face au piège amateur
Comment faire pour que ce match soit pour vous une formalité alors qu’il y a quatre divisions d’écart et un statut de grandissime favori ?
C’est compliqué, il n’y a jamais de formalité. On sait que la Coupe est une compétition à part où tout est possible. Donc quatre ou cinq divisions d’écart, peu importe, il y a des exploits et des surprises à tous les tours. Pour se rendre le match facile, il faut simplement faire ce qu’il faut, l’aborder comme un match de championnat et être rigoureux dans tous les domaines.
Vous étiez en National 3 l’an dernier. Avoir joué plus bas dans les échelons, est-ce que ça aide à aborder ce genre de match face à des équipes amateurs ?
Plus ou moins. Après, ce n’est pas forcément ça qui fait que c’est plus facile ou pas. J’ai aussi cette expérience d’avoir joué la Coupe de France quand j’étais numéro deux à Boulogne, où on était passés par des tours comme ça face à des équipes inférieures. C’est plus cette expérience-là qui va servir demain.
L’état d’esprit au sein du groupe, c’est de performer dans cette Coupe ou la priorité reste-t-elle le championnat ?
Je pense qu’on est tous compétiteurs. Le but, c’est de performer en Coupe et de gagner tous les matchs. Même lorsqu’on fait un jeu à l’entraînement, on a tous envie de gagner. Demain, c’est un match officiel de Coupe de France. On a forcément tous envie de performer et de l’emporter, peu importe l’adversaire ou la compétition.
Crédits photos : Amiens SC
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